Brise Lame

Montant amassé
760 €
Objectif :
15 000 €
Faire un don

Soutenir le Brise Lames II

Brise lames II

Construction et caractéristiques :
Construction                                                        1933 par les Chantier Eliés (Carantec)

Longueur de coque                                               9,10 m
Longueur à la flottaison                                        8,78 m
Largeur                                                                3,40 m
Tirant d’eau                                                         1,59 m
Surface de voilure                                                92 m²
Déplacement                                                        10,80 T
Saumon en fonte                                                  590 Kg
Jauge brute et nette                                              10,02 Tx

Histoire

« Brise Lames II », côtre de pêche à vivier a été lancé en 1933 par le chantier Eliés à Carantec pour Jean-Marie le Saout sous le matricule MX 2720.

Il a été en pêche jusqu’en 1960. Les métiers pratiqués étaient le casier de mars à septembre, la palangre d’octobre à février et la senne en rivière en automne.

Le projet

Le bateau a été racheté en vue de sa restauration par l’Association « Brise Lame » constituée par les charpentiers de marine du chantier du Guip et leurs amis.

Leur but est de pouvoir naviguer à la voile à partir de Brest et du Golfe du Morbihan (sites du Chantier du Guip) et d’aller à la rencontre des autres acteurs du patrimoine maritime breton (navigation côtière, participation aux fêtes et évènements nautiques, formation à la voile).

Il permettra l’apprentissage et la pratique de la voile par les charpentiers de marine qui quoique restaurant les bateaux ne sont pas toujours propriétaires de bateaux

Cette connaissance du milieu maritime enrichira aussi beaucoup leur pratique professionnelle au service du patrimoine maritime breton.

Le saviez-vous ?

« Brise Lame II » sera le seul voilier à vivier ouvert navigant encore en France.
« Brise lames II » est le dernier grand côtre de Carantec qui est parvenu jusqu’à nous

 

Pour aller plus loin

  • Collaboration entre le monde de la pêche et du yachting

Sa conception avec lest extérieur témoigne des premières collaborations entre le monde de la voile au travail et le yachting. Les marins de Carantec étaient déjà depuis longtemps embauchés aux beaux jours sur les grands yachts et enrichissaient leurs pratiques professionnelles à la pêche de cette expérience. Les chantiers de Carantec mènent depuis longtemps et parmi les premiers des collaborations avec les architectes navals.

  • Economie locale associant très tôt pêche et tourisme

Dès son neuvage « Brise lames II » a été équipé d’un moteur in bord, ce qui était novateur à cette période, de plus sur un relativement petit bateau. Cela témoigne de l’économie particulière de l’armement et du port de Carantec déjà très prisé des touristes. La famille Saout tenait un hôtel restaurant sur le port et la motorisation permettait de ramener la pêche du matin avec certitude à temps aux cuisines familiales. La promenade en mer d’estivants en villégiature à l’hôtel en été faisait sans doute partie aussi de l’économie de l’armement.

  • Présence d’un vivier ouvert permettant l’expérimentation

La pêche aux crustacés nécessitait de maintenir vivante la pêche du jour et les crabiers étaient et sont toujours équipés d’un vivier (ouverts jusqu’aux années 60 puis à pompe ensuite.) Plus aucun voilier historique ne navigue encore avec ce type de vivier, très courant sur les langoustiers et crabiers à voile. La navigation sur un voilier avec vivier ouvert tel que l’association l’envisage permettra de comprendre par l’expérience son influence sur la navigation et la stabilité à voile et sera très intéressante tant pour les chercheurs que les marins

  • Restauration authentique

La conception d’origine sera respectée et ne nécessite aucune adaptation pour son utilisation future. Le bateau respectera l’ensemble des définitions d’origine en s’appuyant sur la maquette du bateau réalisée par le fils du constructeur, lui-même guidé par le bateau échouant chaque jour au port de Carantec devant sa maison lui permettant des relevés précis (témoignage du petit fils actuel détendeur de la maquette). Nous nous appuierons sur l’authenticité de la maquette et les recherches historiques pour garantir ce haut niveau d’exigence et de témoignage.

  • Utilisation garante de sa pérennité

Le bateau servira à l’apprentissage de la voile traditionnelle et de la culture maritime à destination principale des jeunes charpentiers de marine. Cette présence professionnelle à bord et la proximité du chantier du Guip assurera le savoir-faire et les moyens nécessaires à son entretien et son maintien en état.

« Brise lames II » portera haut les couleurs des voiliers classés monument historique par la qualité de sa restauration, sa présence sur les plans d’eau bretons et ses caractéristiques techniques très particulières.